Lens (2) bat Vesoul 2-1
Vesoul. « Si on en est là, c’est qu’on le mérite ». Parfois, il suffit d’une phrase, sortie des rangs des plus fidèles supporters, pour résumer la situation. Ce matin, Vesoul s’est réveillé avec une belle gueule de bois. Les vapeurs enivrantes de la coupe de France se sont évaporées. L’espoir a laissé place à la déception, la joie attendue à l’amertume consommée.
Ce matin, Vesoul est en CFA 2, c’est une vérité absolue. Et incontestable. Toutes les excuses du monde s’effaceront très vite devant la faiblesse affichée une nouvelle fois, hier soir. Les Lensois ont mis le cœur et l’engagement nécessaires. Leur supériorité athlétique et technique étant évidentes, il ne pouvait rien leur arriver de fâcheux. Le constat s’impose de lui-même, Vesoul n’était pas au niveau hier soir. Pas plus d’ailleurs que sur les deux derniers mois de compétition. Pourtant, côté tribunes près de 2 000 personnes étaient venues, pas forcément dans l’idée de porter le deuil de leur équipe. La seule bonne nouvelle est tombée d’Alfortville. En battant Dunkerque dans le dernier quart d’heure, les Banlieusards ont laissé à Vesoul leur statut de premier relégable. «Sportivement, on descend. Est-ce qu’on peut être repêché vu ce qui se passe à plusieurs endroits ? Je le pense», confiait un Jean-Paul Nicot entre trémolos et résignation. Le gros du débat se situe là. Car côté terrain, pas de son pas d’image. Hormis sur une étincelle dès la 13e seconde (Khadda un peu juste sur un centre de Fournier), une tête dans les nuages d’Etamé (19e) et, surtout, un coup-franc de Maire sur le... poteau droit d’Atrous (27e).
Mais à l’image d’une torche électrique aux piles fatiguées, la lueur vésulienne a disparu petit à petit. Lens, plus fringuant, se plaçait dans les conditions idéales avant la pause. Sur un coup-franc, Guezoui bien seul, plaçait une tête piquée au nez et à la barbe de Mouge (42e). Et dès l’heure de jeu, sur un corner, Rémy, libre comme le vent, doublait la mise. Le linceul pouvait être déployé. Vesoul n’abandonnait pas, mais sa volonté se heurtait à des limites criardes. On flirtait même avec le pathétique. Même le splendide but d’Etamé sur la fin (88e) relevait de l’anecdote...
www.estrepublicain.fr du 30/05/10